Repenser le sauvage grâce au retour du loup 3 décembre 2010

Tous deux à l'Université de Caen Basse-Normandie, Philippe Madeline est géographe et Jean-Marc Moriceau, historien. Spécialistes des campagnes françaises, ils dirigent le Pôle rural de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen. Ils ont édité ensemble deux ouvrages Acteurs et espaces de l'élevage, 17e-21e siècle (2006) et Bâtir dans les campagnes. Les enjeux de la construction de la Protohistoire au 21e siècle (2007).
Philippe Madeline, membre de ESO-Caen (UMR CNRS 6590), a rédigé un Essai de géographie sociale en 2007 sur les Constructions agricoles d'hier et d'aujourd'hui et il est l'un des coéditeurs d' Agriculteurs et territoires, entre productivisme et exigences territoriales (Rennes, Presses universitaires, 2007) . Jean-Marc Moriceau, membre du CRHQ-Caen (UMR CNRS 6583), a publié notamment Terres Mouvantes. Les campagnes françaises du féodalisme à la mondialisation (Fayard, 2002).

Les sciences humaines interpellées

Quelle place accorder au loup dans nos sociétés aujourd’hui ? Quelles conséquences tirer du retour du sauvage dans les sociétés modernes ? Depuis l’arrivée du loup en France en 1992, le statut de l’animal sauvage, et notamment des grands prédateurs, fait l’objet d’un vif débat au sein de l’opinion et d’un conflit incessant entre éleveurs, chasseurs et écologistes. Pour éclairer les choix délicats qui s’imposent, une enquête internationale et interdisciplinaire a été lancée sur les rapports entre l’homme et les animaux longtemps qualifiés « nuisibles ». À partir du cas emblématique du loup, des chercheurs se sont penchés sur les rapports entre l’homme et l’animal sauvage.




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