Mémoires croisées des bombardements : perspectives locales franco-allemandes ( Rouen, Hanovre, Caen, Würzburg) 19 septembre 2016

Cette conférence a été donnée par Pierre Bergel (ESO-Caen, Université de Caen Normandie) et Corinne Bouillot (ERIAC, Université de Rouen) dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine de la Mémoire qui s'est déroulée à Caen du 19 au 23 septembre 2016. Le programme comptait plus de 30 initiatives allant de la conférence grand public aux ateliers d’expériences grand public voire à des projections de films et des manifestations liant art et science. La MRSH, Cyceron, B2V, le Mémorial de Caen et Relais d’sciences, centre de culture scientifique et technique, se sont associés pour cette semaine de la mémoire. Cette démarche est conçue dans un esprit d’association large où chaque institution, chaque entité, apporte son concours et garde toute son initiative et son indépendance.

 

À travers l’exemple des villes jumelées Rouen-Hanovre et Caen-Würzburg, cette communication explorera les comparaisons entre les formes locales qu’ont pris les constructions mémorielles (monuments, commémorations, symboles) depuis la fin de la seconde guerre mondiale, dans un pays vaincu et dans un pays bombardé par ses propres alliés. S’appuyant sur une recherche dans les archives municipales des quatre villes étudiées, elle discutera de la pertinence d’une hypothèse souvent avancée à propos de la mémoire des bombardements et des reconstructions : celle d’un déni ou d’une amnésie de la part des populations résidant dans les villes concernées.
Dans les quatre villes étudiées, les sources semblent plutôt souligner, selon des modalités évidemment diverses mais avec des convergences parfois étonnantes entre la France et l’Allemagne, que les traces mémorielles liées aux bombardements, aux victimes civiles ou aux services de la Défense Passive sont au contraire nombreuses, cela dès la décennie 1950. Ces objets étant mobilisés lors de la mise en place des jumelages franco-allemands à partir de la fin des années cinquante ou au début des années soixante, cette contribution pose en outre la question d’une européanisation, voire d’une universalisation progressive de la  mémoire des bombardements urbains depuis la fin de la seconde guerre mondiale.




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